Au pied d'humour ...

Madame, Monsieur,

En cette rentrée, nous venons vers vous pour commenter notre bel été, éclatant malgré les prévisions (les Cassandres financières ont été inventées pour que les météorologues ne soient plus les seuls à se tromper...) et vous faire part de notre sentiment de marché et des opportunités patrimoniales d'ici la fin de l'année. En effet, comme le rappelle Jacques Attali à la page 100 de son livre " Urgences françaises", la France est devenue sous la présidence actuelle, championne du monde en matière de taux d'imposition (57% pour les revenus du travail, 62% pour les revenus du capital, 75% pour les salariés les mieux payés). Ainsi un salarié travaille pour l'état de janvier à fin juillet. Il est donc normal que nous lui proposions notre aide pour préserver son gain de fin d'année...

 Depuis un an, nous avions misé sur la hausse des actions et vous recommandions la relecture de notre newsletter "les arbres ne montent pas au ciel" d’août 2012. Celle-ci pronostiquait cette embellie boursière et la pertinence de quitter en partie les fonds en euros des contrats d'assurance vie pour aller sur des fonds plus performants que nous pouvions sélectionner pour chacun de nos clients en fonction de son profil de risque.

Il faut dire que début juillet la BCE (la Banque Centrale Européenne) et la BOE ( la Bank of England)  ont bouleversé leur communication en annonçant qu'elles s'engageaient à maintenir leurs taux bas pour très longtemps. Cela représente une révolution pour la BCE qui en finit ainsi avec le fameux principe selon lequel elle ne s'engage jamais à l'avance. Ainsi la BCE et la BOE veulent empêcher les taux de remonter trop vite dans leurs zones pour ne pas étouffer un tout début de reprise.

La divergence entre les politiques monétaires de part et d'autre de l'Atlantique est désormais claire puisque la FED (La banque centrale américaine) a annoncé une modération prochaine de sa politique monétaire expansionniste, en traitant une remontée des taux.

Ces déclarations ont considérablement rassuré les marchés Européens en leur donnant ce qui leur manquaient depuis longtemps : la visibilité

Avec une progression du CAC40 de +11.70 % du 01/01/2013 au 26/08/2013 à la clôture (et un plus haut annuel à +13.26% le 16/08 dernier), nous n'allons pas bouder notre satisfaction.

De manière Générale la croissance mondiale va mieux même si il convient d'analyser distinctement les grandes zones du monde :

carre-violet basÉtats Unis
carre-violet basPays émergents
carre-violet basEurope
carre-violet basJapon
carre-violet basreste du monde (Australie, Afrique, Amérique Latine...).

Nous nous intéresserons dans cette lettre qu'aux trois premières zones.

La reprise américaine est confirmée et se manifeste depuis le printemps par une baisse du chômage à 7,5% ; soit le taux le plus bas depuis quatre ans.
Les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage ont reculé à 320 000 pour la semaine close le 10 août, leur plus bas niveau hebdomadaire en six ans ...
D'après l'OCDE, la croissance américaine sera de 1,9% cette année et de 2,8% en 2014. L'indice de la bourse américaine (le Dow Jones) volait de record en record depuis le début de l'année et a touché son plus haut historique le 2 août. Devant ces bonnes nouvelles, les investisseurs craignent désormais que la banque centrale américaine diminue ses interventions sur les marchés avant la fin de l’année. Cependant, la chute inattendue des ventes de maisons neuves aux États Unis de 13,4 % en juillet par rapport à juin (alors que les analystes attendaient une baisse de 2%) laisse dire à certains que la FED n'arrêtera pas de sitôt ses aides.

Les pays émergents inquiètent actuellement les marchés mais nous ne croyons pas à un risque majeur. Nous ne sommes plus du tout dans les mêmes conditions que la crise de 1997-1998, car à cette époque l'Asie du Sud Est avait de nombreux problèmes (manque de compétitivité, déficits extérieurs importants, afflux de crédits qui a crée des bulles diverses, système bancaire fragile ...). Aujourd'hui  la robustesse des fondamentaux des émergents n'est pas remise en cause. Le ratio dette extérieure/PIB est de l'ordre de 20% contre 40% à la fin des années 90 (même si on exclut les pays du golfe et la Chine). Les réserves de change ont progressé plus rapidement que la dette extérieure. Quant à l'inflation, elle est passée de 100% au milieu des années 90 à environ 4% aujourd'hui et les déficits publics ne cessent de se réduire.

Enfin, la Chine qui a alimenté les inquiétudes il y a peu, rassure sur sa recherche de stabilité puisqu'elle vient d'annoncer ces derniers jours des bons indicateurs d'activité avec l'indice mesurant l'activité manufacturière qui a bondit au dessus des 50 points, seuil qui sépare l'expansion de la contraction.


Nous vous recommandons la relecture de notre newsletter  « pays émergents et pays submergés » du 23 août 2011. Il convient néanmoins d'être vigilant sur les conséquences pour les pays émergents de l'arrêt des mesures de soutien à l'économie des grandes banques car le sujet n’est pas à prendre à la légère.


Le vendredi 23 août à Jackson Hole (Wyoming, ouest des Etats-Unis) Christine Lagarde déclarait: " Le jour viendra où ces politiques d'assouplissement monétaire exceptionnel (...) devront prendre fin", tout comme leur lancement, la fin (de ces mesures) nous amènera sur un territoire inconnu ". L'annonce par la Réserve fédérale américaine (FED) d'un prochain ralentissement de ses achats d'actifs a alimenté des mouvements de sortie de capitaux hors des pays émergents, notamment en Inde où le cours de la roupie a brutalement chuté. La livre turque, le réal brésilien et le rouble russe ont eux aussi vu leurs valeurs s'affaisser à mesure que les investisseurs rapatriaient leurs fonds aux Etats-Unis pour profiter de la remontée des taux d'intérêts. Ce sont donc les pays émergents les plus endettés qui souffrent.

En Europe, la reprise prend forme avec une activité du secteur privé de la zone Euro qui s'est établit en août au plus haut depuis deux ans. Si cela se confirme la zone Euro devrait connaitre au troisième trimestre sa plus forte croissance économique depuis le printemps 2011. Le rebond de la zone est tiré par la locomotive allemande, qui a vu en août son activité privée afficher sa plus forte croissance depuis janvier (PMI à 53,4 points), soutenu par un raffermissement de la demande intérieure et la hausse des exportations.L'Europe du sud n'est pas en reste et signe un spectaculaire rebond, démontrant que les efforts paient. Ainsi, en Espagne le chômage à reculé pour  le cinquième mois consécutif et son taux de croissance  est passé de -0,5% à -0,1% avec de surcroît une diminution de son déficit commercial de 96% sur un an !

Le Portugal affiche le plus fort taux de croissance des pays de l'union  avec un spectaculaire + 1,1 % au deuxième trimestre. En Italie, la croissance est passée de -0,6% à - 0,2% et pour 2012, l'excédent commercial à été de 11 milliards d'euros, du jamais vu depuis 1999.

Les salariés des pays du sud ont accepté de lourds sacrifices et leurs entreprises ont regagné en compétitivité.

Les taux italiens et espagnols sont redescendus respectivement  à  4,3% et 4,4% contre plus de 7% au pic de la crise.

Le 14 août, l’office européen des statistiques annonçait que la zone euro était officiellement sortie de la récession avec un P.I.B en hausse de 0,3% au deuxième trimestre.La France est sortie de la récession au deuxième trimestre avec un rebond plus important que prévu puisque l'INSEE a annoncé le 14 août un rebond inattendu du PIB de 0,5% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent. C'est le sursaut le plus important depuis le 1er trimestre 2011. Nous ne pouvons que nous féliciter de ce chiffre. En effet, que l'on soit de gauche, de droite ou du "milieu", ce chiffre est bon pour nous et nos enfants, en théorie... Malheureusement l'INSEE a annoncé pour la même période un net repli de l'emploi salarié (- 27800 postes).

Il reste à espérer que ce rebond Français ne soit pas un "spasme". Comme le déclarait Éric Heyer, économiste à l'observatoire français des conjonctures économiques : " On sait qu'une reprise ne peut être durable que si il y a de l'investissent, or il n'y a pas d'investissement". L'investissement des entreprises a selon l'INSEE, continué de reculer de 0,5% au deuxième trimestre, après - 1 % le trimestre précédent. De plus, le nombre d’entreprise créée est en recul de 1,4 % en juillet, selon l'INSEE. La baisse atteint 3,2 % sur les 12 derniers mois.

Les meilleurs choix nous semblent être pour cette dernière partie d’année :

            1 – Les valeurs mobilières

Nous donnons la priorité aux fonds actions en minorant les fonds obligataires à cause du risque de la remontée des taux. Notre priorité va aux fonds de la zone euro et américiane. Quant au mode de détention juridique de ces fonds, nous sommes des fervents partisans du P.E.A (Plan d'Epargne en Actions. Uniquement pour les fonds éligibles) car il s'agit d'un des derniers « eldorado » fiscal, puisque la plus-value réalisée au terme de huit ans n'est pas taxée selon la tranche du contribuable et autorise une sortie en rente viagère non imposée. De plus, il accueille des fonds actions classiques mais également des produits structurés offrant une protection en capital jusqu'à un certain niveau de baisse du CAC 40. Son plafond de souscription est de 132 000 €. Ce lundi 26 août, Pierre Moscovici a annoncé le relèvement de ce plafond à 150 000 € et la création d'un PEA- PME dont le plafond serait de  75 000 €, majoritairement investis dans les PME et les entreprises de taille intermédiaire (E.T.I). Ces nouvelles dispositions entreraient en vigueur au 1er janvier 2014. Les marchés devraient donc anticiper.


Nos fonds favoris sont les suivants (septembre 2013) :

sélection de fonds performance au 23/08/2013 orientation
Eurose 5,70% profil de risque défensif (Europe)
Ginjer Actifs 360 5,52% fonds flexible (Europe)
Elan Club 16,84% fonds flexible (international)
R Valor 14,61% fonds flexible (international)
Oddo Patrimoine 3,65% gestion équilibrée monde
Oddo Pro Actif Europe 6,94% fonds flexible  Euope
DNCA Evolutif 10,59% fonds flexible Europe
Oddo Avenir Euro 12,42% actions France / Europe (valeurs moyennes)
Echiquier Major 13,00% actions européennes
Fidelity America Fund $ 18,89% actions américaines (grandes capitalisations)
M&G Global leaders 14,93% actions internationales
Carmignac investissement 5,33% gestion actions monde (volatilité réduite)

Pour nos clients qui trouveraient cette sélection trop offensive, nous mettons en avant le produit structuré de la B N P dénommé Premium 605.

Il s’agit d’un produit d’une durée maximale de 8 ans mais disponible chaque jour et qui délivre une rentabilité annuelle de 6.05% sous la condition qu’à chaque date anniversaire (le 18 octobre), l’indice EUROSTOXX50 n’ait pas baissé par rapport à son niveau du 18 octobre 2013. De plus, le capital est protégé à maturité jusqu’à 50 % de baisse du CAC 40.
Pour en savoir plus cliquez ici et tapez  le mot « premium » dans les champs « identifiants » et « mot de passe ». 

Bien entendu  ces fonds peuvent être souscrits à l'intérieur d'un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation. Ce qui a pour seul effet d'améliorer la fiscalité à long terme au regard de l'imposition des plus-values en cas de vie et celle de la succession en cas de décès.

            2- Immobilier

Nous devenons de plus en plus sélectifs sur l'immobilier français, car la baisse est amorcée dans un certain nombre de villes françaises et les disparités deviennent fortes entre quartiers.

En revanche, nous proposerons à notre clientèle dans les prochaines semaines une sélection de biens immobiliers en Espagne, dans la région de Barcelone ( et Empuriabrava), Malaga et Cadix. En effet il est possible d'acquérir actuellement des biens à 30 ou 40 % en dessous de leur prix de vente initial.

Au cas où vous seriez intéressé(e)s par cette proposition, cliquez sur ce lien pour nous indiquer très simplement votre budget, le type de bien et la région de votre choix. Vous serez alors contacté dès que nos accords avec les banques et les promoteurs seront finalisés.Nous continuons à défendre le concept de la S.C.P.I (Pierre Papier) qui se porte très bien depuis plusieurs années et nous disposons d'une large gamme de qualité.

Enfin, notre activité courtage en crédits et renégociations de prêts  vous permettra de réaliser des économies substantielles. Les Français ont recours de plus en plus à des courtiers en crédits pour faire jouer la concurrence et obtenir ainsi le taux le plus avantageux. De plus, nous sommes à même de mieux négocier l’assurance emprunteur que votre banquier.

3-  Les solutions de défiscalisation

Nous continuerons à vous proposer une gamme d’investissement Giradin et FCPI/ FIP de qualité en cette fin d’année.


 Arrivant à la fin de cette lettre je ne peux m'empêcher de pousser un « coup de gueule », contre la fiscalité actuelle, histoire de faire travailler ma cage thoracique et mon larynx. De plus, il est bon d’éviter que la démocratie ne rouille.

Je rejoins la majorité de Français qui en ont ras-le-bol du matraquage fiscal et qui voudrait voir l'incurie du gouvernement pour réduire les dépenses publiques prendre fin (signalons au passage que Nicolas Sarkozy qui nous avait promis une politique de rupture à entamé son mandat avec un poids des dépenses publiques sur PIB à 52% et l'a terminé à 56%!...)

Un sondage IPSOS  de mars 2013 montre que 85% de sondés sont contre une augmentation de 10% des impôts, si il fallait faire un sacrifice pour améliorer la situation économique. Ce sondage a donc eu lieu avant la révélation de l'affaire Cahuzac.... Quel en serait le résultat s’il avait lieu aujourd’hui ?

Entre 2012 et 2014, les hausses des prélèvements fiscaux auront grimpé de 61 milliards d'euros soit une charge d'environ 1000 € par habitant. À titre de comparaison, pour l’année 2011, la recette totale de l'impôt sur le revenu  a été de 50,6 Mds€ et celle de la CSG de 87,4 Mds€ …

Pour 2013, l'impôt sur le revenu a augmenté de 17 % par rapport à 2012, une tranche supérieure à 45 % a été créée ; les heures supplémentaires ont été fiscalisées ; les intérêts, dividendes et plus-values sont devenus imposables au barème de l'impôt sur le revenu, le prix du gaz a grimpé de 0,5 % celui de l'électricité de +10,25 % etc...
Évoquons également la taxation à 20 % de l'épargne salariale, passée relativement inaperçue, qui a affecté ce formidable outil de partage des bénéfices avec les salariés.
Très probablement, les taxes d'habitations et les taxes foncières que nous recevrons prochainement, n’iront pas dans le sens de la baisse...

Au 1er janvier de 2014, la TVA normale passera à 20 %, la TVA intermédiaire  à 10 % et la TVA pour les services à la personne enregistrera un bon de 5,5 à 20 % !!! Une taxe sur les hauts salaires à 75 % verra le jour pour les deux prochaines années. Le quotient familial sera abaissé de 2000 à 1500 euros ou par demi-part supplémentaire ; le gazole professionnel devrait être taxé, etc…

Bercy étudie actuellement le relèvement du taux de taxation des dividendes (actuellement de 3 %) et une hausse n’est pas écartée.

Une taxe sur les appareils connectés est à l'étude pour toute personne ayant accès à internet et les frais bancaires devraient augmenter.

Bref, pour 2014, c’est environ 6 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires qui s’annoncent et cela sans compter l'impact de la prochaine hausse de la TVA ainsi qu’un projet d'une nouvelle taxe écologique évoquée par Philippe Martin, nouveau ministre de l'écologie.

Il n’est pas étonnant que nous ne disposions toujours pas de chiffres officiels sur l’ampleur de l’exode fiscal….

Pour rester objectif, je me dois de rappeler la bonne nouvelle du côté de la plus-value immobilière. En effet à partir de septembre la plus-value relative à la résidence secondaire bénéficiera d'un abattement exceptionnel de 25 % sur l'ensemble de la part imposable et cela jusqu'au 31 août 2014.

De plus, François Hollande a déclaré au mois de juin : « les propriétaires n’auront plus besoin d'attendre 30 ans pour être exonérés d'impôts, on va ramener ça à 22 ans ».
Pourtant entre la 23e et la 29e année, vous serez bel et bien obligé d'acquitter la taxation des prélèvements sociaux qui atteindra 0 % au bout de la 30e année de détention. Cela me fait penser à cette histoire drôle que tout « M. Petite blague » qui se respecte doit avoir à son répertoire :

« Celle des Anglais qui veulent tenter un test pour se rapprocher de la logique européenne en faisant dans un premier temps rouler les voitures à droite, et si le test est concluant ils appliqueront  la même règle aux camions … »

Après que Marisol Touraine ait confirmé le 20 août la piste de l'augmentation de la CSG de 0,2 à 0,5 point !! pour financer les retraites  (Rappelons que la CSG fut créée en 1990 et que son taux était de 1,1 % …), notre premier ministre a annoncé le 27 août une « équitable » réforme des retraites qui abandonne la piste de l’augmentation de la CSG mais qui augmente maintenant et progressivement ( jusqu’en 2017) les cotisations patronales et salariales et qui diffère à 2035 l'allongement de la durée de cotisation tout en ignorant les régimes spéciaux. La commission Européenne appréciera….

Je me permets de vous suggérer un très bon exercice pour la « colonne d'air », notion bien connue des amateurs de chant, qui consiste à crier fort à un moment et dans un lieu où vous ne gênerez pas vos voisins une phrase courte du type :

« Y EN A  MARRE DE TOUJOURS PLUS DE :

carre-violet basCOTISATIONS

carre-violet basTAXES

carre-violet basIMPÔTS !!!!»


Inutile de rajouter «  Sans compter les gels de barèmes  » car c'est la première expiration qui compte.

Vous verrez, cela fait du bien et facilite la « zénitude » …

Même dans le rang des socialistes certains commencent à s'inquiéter de ce ras-le-bol fiscal (Claude Bartolone, Ségolène Royale, Laurent Fabius, Julien Dray ; Thierry Mandon, …..) et Pierre Moscovici se dit « très sensible » au sujet.

Après le F.M.I, qui a déjà attiré l'attention de la France sur ce risque pour la reprise de la croissance, ce fut au tour de M. Olli Rehn ( vice-président de la commission européenne) de déclarer le 24  août au journal du dimanche «  les hausses d'impôts en France ont atteint un seuil fatidique. La discipline budgétaire doit passer par une baisse des dépenses publiques et non par de nouveaux  impôts ».

Mr Hollande est un blagueur et on n’a pas fini de repasser les images du 16 mai de sa conférence de presse disant que « l'idéal serait de ne pas augmenter les prélèvements sur les ménages pour l'année 2014 ».

Cette rentrée représente un tournant important du mandat présidentiel car les français attendent  l'inflexion positive tant promise en mai 2012. Des dossiers sensibles attendent  le gouvernement ( le budget de 2014, le volet énergie environnement, la politique pénale, les rythmes scolaires, les fonctionnaires)

Le projet de loi de finance pour 2014 nous dira très vite  si " l'élastique fiscal", déjà tendu à l'extrême tiendra le choc ou cédera, transformant ainsi entreprises et ménages en ânes s'écartelant sous la charge excessive. L'état aura alors sur les bras sa propre charge plus celle des ânes morts !

Devant cette rentrée difficile, notre président aura bien besoin de son humour légendaire et de son sens de la stratégie, pour piloter le navire France au milieu d'une mer bien formée.

Le problème est que les chiffres ont peu d'humour et que le compte à rebours (déjà bien entamé) menant soit au retour de la croissance, soit aux réformes structurelles, soit à la révolte (n’oublions pas que la révolution française de 1789 a démarré à cause d’une augmentation des impôts…) ne s'arrêtera pas.

Monsieur le président, vous voilà donc au "pied d'humour"….

Jean- Michel COY

Fin de la rédaction le 29/08 matin

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