Tous aux abris...?

Madame, Monsieur,

Nous voici arrivés à la fin d’une campagne électorale bien « tactique » ; tant les deux candidats les plus « probables » se sont livrés, pour l’un à une distillation périodique de ses propositions et, pour l'autre, à un habile numéro consistant à proposer sans trop proposer tout en proposant… puisque son intérêt était dans la récupération du vote « contre » plutôt que la recherche du vote « pour ».

Dans cette « partie d'échecs », les vrais enjeux économiques et financiers de la France et l'Europe n’ont pas été servis. Les deux protagonistes nous ont montré leurs compétences en marketing. Les écoles de commerce enseignent en effet que le marketing n'est pas « vendre ce que l'on produit » mais « produire ce que l'on peut vendre »…

Bien que les finances de la France et de l'Europe soient catastrophiques, trop en dire sur ce terrain aurait été pour eux une « erreur marketing ».

En effet, la compétence moyenne des Français pour la chose économique et financière est bien médiocre. Une étude du CREDOC intitulé « la culture financière des Français » de juin 2011, démontre qu’une personne sur deux seulement sait que 100 € euros placés à 2 % par an donnent un capital de 102 € au bout d'un an...

Ce résultat place les Français en queue de peloton des nombreux pays concernés par la même étude (les plus sceptiques pourront en savoir plus à l'adresse suivante http://www.amf-france.org/documents/general/10196_1.pdf)

Certes, quelques progrès ont eu lieu lors de la médiatisation de la perte des « triple A » américains et français et il devient désormais difficile de confondre cette notion avec le label de qualité de l’andouillette !

Dès lors, pourquoi nos hommes politiques auraient-ils intérêt, pour se faire élire ou réélire, à se focaliser sur le plus important pour nos enfants, en disant par exemple :
-Que sans croissance nous continuerons à nous accrocher à un iceberg qui fond.
-Qu’il est intellectuellement malhonnête de bâtir des budgets nationaux en retenant comme hypothèse de croissance 2 à 2.5 %. 
-Qu'il n'est plus possible de continuer à faire croître la dépense publique qui atteint déjà 57 % du PIB français, contre 48 % dans l’Union européenne (Données de décembre 2011).
-Qu’il est impossible d’attendre 2016 ou 2017 pour revenir à l'équilibre des finances publiques.
-Que la France est déjà depuis six ans en « situation nette négative ». Cela signifie que même en vendant tous les biens publics cela ne suffirait pas à rembourser la dette (dette détenue aujourd'hui à 70 % par… des investisseurs étrangers).

Quand au règlement du problème européen, certains pensent encore possible et facile de sortir de l'Europe. Ont-ils oublié qu'il a fallu 60 ans pour la réaliser ? Comment en sortir en quelques mois ?

L'Europe donne aujourd'hui l'image de nageurs perdus en plein océan, cherchant à atteindre un port. Seul le port du fédéralisme, capable de faire des états unis d'Europe la première puissance financière mondiale pourra sauver ces nageurs.

Ils souffrent de surcroît d'un handicap supplémentaire : celui de devoir avancer avec un T-shirt trop petit pour les uns et trop grand pour les autres. Et avoir à nager avec un T-shirt trop comprimant ou trop ample, bonjour !!...

Mais ce n'est plus possible de revenir sur la rive de départ ;  trop de nageurs se noieraient avant.

Il est donc fort probable, qu’une fois le rideau de fumée post-électoral estompé, les dures réalités budgétaires se rappelleront au bon souvenir de l’heureux élu, comme le pronostique Jacques Attali dans l’Express du 4 avril : « Si François Hollande est élu, la gauche annoncera qu'il faut trouver au moins 20 milliards en 2012 et le double en 2013 puis encore le double en 2014 et plus encore dans les trois années qui suivront. Si Nicolas Sarkozy est réélu, la droite devra finalement révéler dès juillet que le déficit budgétaire de 2012 sera finalement supérieur à ce qu'annoncent aujourd'hui les comptes. Dans les deux cas, le pays paiera le prix d'une campagne électorale totalement ratée. Non pas par la faute des candidats mais à cause des Français eux-mêmes, qui  n'auront pas su sortir à temps de la douceur de vivre, de  la drôle de guerre, de l'ivresse trompeuse. »

Et pendant ce temps les pays émergents continueront leur croissance, la Chine, ou le Qatar, continueront leurs « emplettes » européennes...

La Chine, par exemple, a quelques moyens avec 3200 milliards de dollars de réserve de change. De plus ce pays a un faux point commun avec nous : les 35 heures hebdomadaires. Ce chiffre est  pour les Chinois non pas la durée hebdomadaire de travail mais la durée hebdomadaire de… sommeil !

Les métiers de chef d'entreprise et de gestionnaire de patrimoine sont suffisamment lourds pour qu’en plus ils permettent de s’impliquer trop en politique, me semble-t-il.

En revanche, ils m’imposent de réfléchir à des nouvelles solutions « tout-terrain » et « antisismiques », si, comme je le pense possible, à partir de 2013 ce fameux « peuple français » tant courtisé par tous les candidats, devenait un peu trop... éruptif.

Heureusement de nombreuses solutions existent et de nombreuses raisons d’espérer subsistent. De plus, le meilleur moyen de combattre le danger n’est pas de le fuir mais de chercher à comprendre son origine, son fonctionnement, et ses conséquences.

Mon équipe et moi-même avons aujourd'hui achevé ce travail et nous nous tenons à votre disposition pour vous présenter ces solutions du type :
-Produits structurés avec garantie totale ou partielle du capital initial élaboré avec la BNP (2éme meilleure notation mondiale).
-Une large gamme de Fonds Communs de Placement orientés vers les pays en croissance ou s'intéressant à des secteurs porteurs (l’eau, le luxe, les nouvelles technologies, etc…).
-Un choix ciblé de fonds communs de placement contenant uniquement des obligations d'entreprises robustes.
-Des contrats d'assurances à performance garantie à vie.
-Les meilleures SCPI du marché.
-De l'immobilier « géré » de qualité (rappelons que la France est encore  la première destination touristique mondiale).
-Un choix d'immobilier « bien placé » (y compris à Paris) déjà touché par la baisse du marché.
-Des fonds « reverse », c'est-à-dire qu'ils répliquent l'inverse de leurs indices de référence.
-Une gamme de placements courts terme avec une rentabilité certaine.
-Etc…


Nous vous souhaitons un bon week-end électoral.

Bien sincèrement à vous,

Jean Michel COY